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Tribune : Real Madrid – PSG, sur la table d’à côté

Tribune : Real Madrid – PSG, sur la table d’à côté
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Pourquoi je ne supporterai pas le PSG mercredi soir…


 

Mercredi soir, je resterai à ma table. Parisien ou Madrilène, j’ai choisi de ne pas choisir. De m’abstenir, comme un jour d’élection. Où… les deux petits papiers affichent un nom. Des lettres, qui ne nous ressemblent pas. Ne pas choisir, c’est un droit que je revendique. Comme la politique du « ni-ni ». Une position, qui va susciter l’ire de plus d’un. Un refus, qui devrait m’exposer à des commentaires hostiles. Peu importe. J’ai beau être Français. J’ai beau suivre la Ligue 1. J’ai beau aimer le foot. J’ai beau ne pas être Marseillais. J’ai beau supporter un club qui augmenterait ses chances d’être Européen si l’invité français terminait son repas, je ne « roulerai » pas pour Paris.

Mercredi soir, je resterai à ma table. N’y voyez pas de la jalousie, je ne changerais de club pour rien au monde. Simplement, je porte une autre vision du football et du sport. Différente, mais pas forcément meilleure. Une vision qui condamne la provocation futile et malsaine de Neymar à Rennes, le 30 janvier dernier. Une vision qui dénonce les agissements, les plaintes récurrentes et la virulence des propos de certains Parisiens à l’égard des hommes en jaune. Comme Daniel Alves, à Lyon. Ou Marco Verratti, le plus coutumier du fait depuis son arrivée dans la capitale. Pour ne citer qu’eux. Vous me direz que c’est partout pareil. Pas autant. Pas dans mon club, vous répondrai-je. Moi, supporter nantais, je ne me vois pas, non plus, soutenir un club, qui, lors de la plupart de nos dernières confrontations, a montré de la malice, de l’ingratitude, du mépris et de la bassesse. Non, je ne peux pas.

Mercredi soir, je resterai à ma table. Cet événement majeur et cette soirée d’ébats, 14 février oblige, je les vivrai différemment. Quand les principaux candidats à la victoire finale passeront à table, à 20h45, après avoir passé à tabac la plupart de leurs derniers « date », je les saluerai. Un petit hochement de tête suffira. Allez, pendant qu’on y est, un petit sourire. Par contre, il n’y aura pas de contact, je vous l’assure. Comme entre Neymar et Bourigeaud. Et puis, par les temps qui courent, serrer la main à vingt-deux invités, c’est multiplier ses chances de rester cloué au lit (et rien à voir avec le 14 février). Surtout que d’autres pourraient, aussi, se joindre à la fête… en cours de soirée. Mais tout porte à croire qu’ils n’arriveront qu’au dessert. Au plat de résistance, au mieux. L’entrée, elle, se fera à 22. C’est une certitude. 

Mercredi soir, je resterai à ma table. Une fois la conversation engagée, j’espère passer, quand même, un agréable moment. Parce que c’est aussi pour ces rencontres, ces soirées, ces matchs couperets, que le football est un plat à part. Unique et magnifique. Et puis, entre nous, ce n’est pas courant d’avoir une telle réservation à ce stade de l’année. Plus habitué à recevoir du Porto ou du Monaco, l’établissement de référence dans le milieu aura donc sorti couverts et grands crus. Ce soir-là, pour ses invités prestigieux, Parisiens et Madrilènes, le restaurant européen, situé dans le huitième, aura mis les bouchées doubles. Sorti le grand jeu et fait grimper la température. Pas trop non plus, Thiago Silva ressent tout. Mais suffisant pour rajouter du piment à une assiette qui n’en manquait pas…

Mercredi soir, je resterai à ma table. Plus petite, plus étroite. C’est un choix, assumé. Je pourrais me joindre à la leur, comme beaucoup d’entre vous, chers lecteurs, chers amis, mais je ne me sentirais pas à mon aise. Ni à ma place. Comme Kurzawa, sur son côté gauche. Moi, je préfère la table d’à côté. Et puis, j’ai entendu dire que la leur était trop proche de la sortie. Si on n’aura pas la même table, ce mercredi soir, on aura pourtant le même menu. Des filets, pour tout le monde. Avec une inconnue, seulement : le temps de cuisson. Plus ou moins long, en fonction des soirs. En accompagnement, le rouge, lui, sera (normalement) proscrit. Mais si le maître des lieux décide d’en sortir un, il faudra l’accepter. Tout comme l’addition… qui pourrait très vite devenir salée. Quoi qu’il arrive, ce mercredi, le service ne durera pas beaucoup plus longtemps que 90 minutes. Puis, il faudra remettre ça, le 6 mars prochain. Toujours, sur la table d’à côté. Seulement, ce soir-là, certains rentreront en car…

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Alexis Vergereau

20 ans, étudiant en Science Politique, passé par l'Académie ESJ Lille. Correspondant pour le Journal du Pays Yonnais et co-rédacteur en chef de l'émission radio Globe Sportif.

Comments

  1. ewen demoy

    Bravo c’est manifiquement écrit

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