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Vendredi Sur Mer : « Les femmes m’inspirent »

Vendredi Sur Mer : « Les femmes m’inspirent »
Camille-Sarah Lorané

Charline Mignot est la chanteuse à la voix hypnotique qui se cache derrière le projet Vendredi sur Mer, signé sur le label Profil de Face. Son premier EP, Marée Basse, sorti le 24 novembre, enivre tel les vagues : tantôt plongé dans une atmosphère nostalgique tantôt vivifié par une brise de fraîcheur, c’est un va-et-vient parfois érotique. Rencontre avec ce jeune talent et son univers.


 

Pourquoi ce nom ? Quel souvenir marquant au bord de la mer pourrais-tu nous partager ?

Je voulais quelque chose qui invite au voyage, à la poésie. Le bord de mer est évocateur de plénitude, d’apaisement pour moi…

 

Tu as des textes mélancoliques et des sonorités rétro. Comment décrirais-tu ton univers ?

Je ne sais jamais comment le décrire. Je dirais simplement que je conte des histoires en chanson… Des histoires que j’ai vécues, issues de mon passé, de mes fantasmes.

 

Tu étais photographe. Quelle place a la photographie dans ta vie, maintenant que tu te tournes vers la musique ?

J’en fais beaucoup moins par manque de temps mais je commence à me tourner vers la vidéo. J’ai réalisé une vidéo promo pour mon vinyle, par exemple. Et à l’avenir, j’aimerais réaliser moi-même mes clips. Mêler ces deux univers serait un bonheur.

 

Comment différencies-tu l’écriture de la photographie ?

C’est totalement différent mais l’écriture comme la photographie expriment leurs propres choses. En photographie, il y a une distance naturelle. En musique, pas du tout. J’aime autant l’un que l’autre.

 

Comme tu es photographe, imagines-tu le clip en même temps que tu écris la chanson ?

Pas en même temps. Il me faut un peu de temps avant de pouvoir imaginer des images, parce qu’avant que je prenne du recul sur un texte, je suis bloquée, ça fait trop référence à ma propre vie.

 

 

Quelles similarités artistiques partages-tu avec Alice Kong, la réalisatrice de ton clip La femme à la Peau Bleue ?

J’ai tout de suite adoré son univers lorsque j’ai découvert son court métrage, Le casting. J’ai autant accroché sur le scénario que sur les couleurs, le stylisme. C’est un travail qui n’était pas si lointain du mien (je pense notamment à ma série Tard au bureau). Pour les deux clips, je lui ai laissé carte blanche. Lorsque je choisis quelqu’un, c’est parce que je lui fais entièrement confiance et je préfère ne pas mettre de barrière pour laisser son imagination faire son chemin. La femme à la Peau Bleue était son premier clip, et je suis fière de son travail et de son évolution. C’est une fille en or.

 

Quelle influence ton enfance et ta famille ont-elles eu sur ton goût pour l’art ?

Ma mère peignait, mon père dessinait et peignait aussi. J’ai toujours baigné dans une culture de l’art, et j’ai toujours aimé ça. Et puis mon père écoutait toujours de la musique à la maison, de toutes sortes. J’ai beaucoup de références, très différentes.

 

De quels autres genres de musique t’inspires-tu ?

J’écoute beaucoup de choses : du rap, du classique, de la variété française. Je suis pas mal attachée aux textes. J’aime écouter et réécouter une chanson pour comprendre tout son sens.  

 

Il m’est déjà arrivé de partir d’un dîner ou d’un verre simplement parce que je savais que je devais écrire”

 

Qu’est-ce qui aide à ta créativité ? Quand écris-tu ?

Rien n’aide, je crois, tout est très aléatoire. La tristesse comme la joie peuvent m’inspirer… Simplement, je le sens. C’est très étrange mais je sais quand je suis dans un mood écriture. Ça peut passer par une rencontre comme une émotion que j’ai ressenti. Il m’est déjà arrivé de partir d’un dîner ou d’un verre simplement parce que je savais que je devais écrire, seule, chez moi.

 

Pourrais-tu nous raconter ta rencontre avec Lewis OfMan, le producteur de ton EP ?

Je l’ai rencontré après avoir fait La femme à la peau bleue avec lui. Nous avons monté un véritable univers lui et moi. Je ne le dirai jamais assez mais c’est un mec incroyable.

 

Ton titre La femme à la Peau Bleue a accompagné le défilé Sonia Rykiel en 2016. Comment as-tu réagi en apprenant la nouvelle ?

C’était en live. J’étais assise, je regardais les filles défiler. Et puis j’ai entendu « bleu ». J’étais à la fois fière et un peu triste. Triste que ma grand-mère n’ait pas eu le temps de voir ça. C’est un super souvenir.

 

Tu as placé la femme comme élément essentiel de tes chansons. Lesquelles t’inspirent ? Sont-elles réelles ou imaginaires ?

Les femmes m’inspirent. Je ne saurais pas l’expliquer… C’est comme ça. Elles sont toutes plus ou moins réelles. Simplement, j’en connais certaines (la plupart). D’autres sont des représentations de femmes que je ne connais pas mais que j’admire.

 

 

Tu as décrit dans une interview ton EP comme le calme avant la tempête. Cela veut-il dire que ton prochain projet sera beaucoup plus agité ?

Après cet EP, c’est l’album ! Et il sera sûrement plus mouvementé que l’EP, oui !

 

Son concert donné le 18 janvier au Point Éphémère affichait complet en quelques jours ; Vendredi sur Mer reviendra sur la scène parisienne le 27 avril prochain, à la Gaîté-Lyrique.

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Camille-Sarah Lorané

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Comments

  1. Ann lo

    Wow, Camille ! C’est trop bien fais !

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