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Les Nancéiens de Stereocrown remettent la new wave au goût du jour

Les Nancéiens de Stereocrown remettent la new wave au goût du jour
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En parallèle d’une scène rock française qui peine à se trouver de nouveaux ambassadeurs, le tout jeune groupe lorrain Stereocrown sort ce lundi sur toutes les plateformes de streaming son premier EP, Relaxing Songs For Your Cat, adressé aux nostalgiques de post-punk et de la britpop du siècle écoulé. Un premier disque coloré et so british donc, mais complètement assumé.


 

★★★★☆ – À ne pas manquer

 

Il paraît loin le temps où le rock n’était que complaintes viscérales, pamphlets dénonciateurs et autres morceaux embués de colères. Le rock de Stereocrown est bien loin de tout ça : c’est un rock feel good duquel se dégage une insouciance certaine, à la manière des Beach Boys il y a maintenant bien trop longtemps. Avec Relaxing Songs For Your Cat, leur tout premier EP, les quatre compères de Stereocrown, établis à Nancy, s’inscrivent dans cette veine du positivisme ambiant : la forme est vintage, le fond, lui, moderne.

 

Le quatuor conventionnel, mais avec 3 chanteurs

 

La particularité du groupe, au-delà de cet attachement particulier qu’il porte à l’univers britannique (et c’est valable pour tous ses membres), réside aussi dans sa formation, puisqu’ils sont trois à poser leur voix sur cet EP. Pour Paul, guitariste et chanteur, « c’est clairement [leur] atout et ce sera mis encore plus en avant dans [leur] second EP ». L’occasion par la même de se démarquer par des chœurs notamment, comme dans le refrain de I’m Blue, premier morceau enivrant qui résume à lui seul toute l’ambiance de ce disque enjoué.

Il y a dans la musique de Stereocrown quelque chose de très suranné, mais dans son sens le plus flatteur. Go To The Beach nous emmène sur le sable chaud d’une saison révolue qui semble coller à la peau du quatuor. Une époque qu’ils n’ont pourtant pas connue. Quand on lui demande pourquoi ils ont choisi de reprendre (en partie) les codes des sixties, Paul répond : « On aime ce côté très riche harmoniquement qui était beaucoup plus présent dans les années 1960. Les Beach Boys, les Kinks, les Beatles… ils ont tellement de chansons bien foutues d’un point de vue harmonique. On a repris ces codes dans les voix et aussi les guitares ». Les premiers accords du pont de The World is Singing évoquent ainsi Psycho Killer des Talking Heads, tandis que Rock’n Roll is Dead se révèle être la chanson la plus percutante de l’EP, avec une outro mêlant orgue et guitare qui ravira les plus punk comme les plus éclectiques.

 

 

Le tout premier EP de Stereocrown agite les têtes et les corps sur une pop-rock new wave qui nous rappelle à une époque défunte. En quatre titres, il constitue la rampe de lancement d’un groupe qui veut rêver à des scènes plus amples encore. Ils ont pourtant déjà investi la BAM de Metz en 2017, pour la première partie de Georgio. D’ici la sortie de leur second EP, prévu pour la fin de l’année, vous pourrez les croiser aux Trinitaires de Metz, une autre scène de prestige… en en attendant d’autres ?

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Clément Zagnoni

Étudiant en licence de sociologie, passionné de musique et de sports. Je donne de l'intérêt aux choses qui n'en ont pas...

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