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Entretien avec Larso, figure montante du rap chartrain

Entretien avec Larso, figure montante du rap chartrain
Benjamin Foucaud

Larso, jeune rappeur chartrain de 19 ans, sort un projet « Arkhe », disponible le 27 avril sur le site hauteculture.comAvec sa « mixtape » de 15 titres, celui qui s’est lancé avec le titre « Perdu » a un talent certain : entretien.


Comment est venu ton déclic pour le rap ? Vient-il d’un album ou d’un rappeur en particulier ?

J’ai toujours baigné dans la culture rap depuis petit, de Mc Solaar à la Sexion d’assaut en passant par La Fouine et Booba. Le déclic, je l’ai eu à la fin du collège, voire début de lycée, avec le groupe parisien Les Tontons Flingueurs. Je me suis dit « Et pourquoi pas moi ? ». C’est comme ça que j’ai commencé à gratter des couplets, avec des amis, pour rigoler et c’est à ce moment là que l’écriture est devenue une passion.

 

Certaines personnes pensent qu’un rappeur manque de légitimité lorsqu’il vient d’internet. Est-ce que tu ressens cette trajectoire comme un handicap ?

Non, car Internet permet seulement une exposition plus grande pour atteindre un plus grand public. De base, nous sommes des rappeurs de rues, on n’a pas commencé par YouTube, mais en freestyle, donc je me sens pas visé par cette appellation de « rappeur Youtube ». Toutefois, si certaines personnes doutent, je les invite à venir faire un freestyle avec nous dans la vraie vie pour se faire une idée. Maintenant, tout le monde émerge grâce à Internet, ce n’est que du bonus.

 

Ton premier projet sort pour la fin avril. Dans quel état d’esprit envisages-tu la sortie ?

De façon très sereine, c’est une carte de visite . Je l’ai travaillé assez rapidement. Il m’a fallu 3 mois pour l’écrire et l’enregistrer. C’est pour remercier les gens qui commencent à me suivre, à me donner de la force, et surtout pour montrer que je ne suis pas là pour rigoler . Je compte rester longtemps dans le paysage du rap, en faisant un projet de 15 titres, j’espère faire comprendre aux gens que je mérite d’être pris au sérieux.

 

Au-delà des titres, l’aspect visuel est très travaillé, très soigné. Quel importance y accordes-tu ?

On a très peu de moyen, on fait ça entre nous. Les clips ne me coûtent rien, mais on essaye avec nos moyens de faire un rendu le plus professionnel possible. En 2018, un clip a la même importance que la musique en elle même, quand on voit les clips de PNL, par exemple, on comprend qu’il ne suffit plus de se poser dans un canapé et de bouger les bras pour avoir un bon visuel.

 

Dans le titre « Petit Prince », tu décris l’évolution d’un rappeur qui sombre avec le succès. Est-ce que cette personne incarne ce que tu ne veux pas devenir ?

Effectivement, la trajectoire du « Petit Prince » n’est pas très glorieuse. Toutefois, je ne l’ai pas écrit dans le sens où je ne veux pas devenir comme lui. Sans prétention, je sais que quoi qu’il arrive, nous resterons une équipe. Nous avons commencé ensemble et nous finirons ensemble, sans oublier d’ou l’on vient. Sur le fond du morceau, j’ai juste essayé d’imaginer la trajectoire sombre d’un artiste qui touche le sommet du bout des doigts avant de retomber violemment.

 

Beaucoup de rappeurs émergent de la scène chartraine, certains sont notamment en featuring sur « Arkhe » . Est-il possible de voir naître un groupe ou des projets communs ?

On est déjà en groupe en réalité, même si on travaille aussi individuellement. Il y a la « 8/6 mafia » composé de rappeurs, clippeurs, beatmakers et même d’ingénieurs du son. Il y a aussi le « DosOccho », qui est un collectif composé uniquement de rappeurs avec, Siclone, Mc Faya, So2l, Black mamba , Oj One et Yzmar.

 

Le rap semble être bien plus qu’une passion pour toi. As-tu des critères de sélection sur une possible signature en label ?

Effectivement, le rap c’est toute ma vie, j’ai même arrêté les études car je ne pensais plus qu’à la musique. J’y travaille tout les jours, que ce soit pour travailler les clips, chercher des instrumentales, écrire ou même trouver des mélodies. Quant à une potentielle signature en maison de disque, je n’ai pas de critère particulier si ce n’est ma liberté artistique. Je suis ouvert à toute proposition mais je suis bien en indépendance avec mon entourage pour l’instant.

 

Rap américain ou rap français ?

Rap Français, et de très loin, je suis un mordu, et fervent défenseur du rap français qui, selon moi, n’a rien à envier au rap US.

 

Old School ou New School ?

Les 2, je suis incapable de choisir. J’ai un passé de puriste, mais je suis fan de la New School, de l’autotune ect.

 

Arsenik ou Lunatic ?

Ce sont 2 groupes que j’ai fortement écouté dans ma jeunesse, mais je dirai Lunatic sans hésiter. Je connais leurs discographies par coeur, mes premiers freestyle c’était sur des instru de Lunatic.

 

Est-ce qu’il y a aura un autre projet dans les mois à venir ? Comment gères-tu la productivité ?

Je commence à travailler sur un deuxième projet, mais pour l’instant, aucune date de prévue. Pour la productivité, j’essaie d’écrire un couplet par jour, de travailler les instrumentales. Je suis quelqu’un qui ne marche qu’à la pression, donc j’essaie de me fixer des délais pour être productif.

 

Le rendez-vous est pris, à partir du vendredi 27 avril, vous devez impérativement écouter « Arkhe », de Larso,  sur haute-culture.com

 

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Benjamin Foucaud

Étudiant en Lettres dans les Yvelines.

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